Contenu principal

Préhistoire et Âge du Bronze

castellum

 Les traces les plus anciennes d'occupation humaine sur la commune de Larçay datent du Paléolithique Moyen (- 200 000 à - 35 000 ans avant J.C.). Un gisement de cette période, fréquenté par l'homme de Néanderthal, a en effet été découvert au lieu-dit le Voisinet. Cependant les éléments qui lui sont attribuables restent très sommaires.

Ce n'est qu'au Paléolithique supérieur (- 35 000 à - 8 000 ans avant J.C.) que l'on constate une présence plus importante des premiers Larcéens au lieu-dit les Grands Champs. Ce site préhistorique occupé par l'homme de Cro-Magnon est contemporain des peintures rupestres de Lascaux.

Puis avec le réchauffement climatique apparut le Mésolithique (- 8 000 à - 5 000 ans avant J.C.), où nos ancêtres semblent s'être installés dans la plaine alluviale du Cher au lieu-dit les Graviers. C'est d'ailleurs au même endroit que l'on rencontre les plus anciennes poteries, attribuables au Néolithique (- 6 000 à - 2 000 avant J.C.).
Au Néolithique succéda l'Âge du Bronze (- 2 000 à - 750 ans avant J.C.). Très peu de traces de cette période furent découvertes à Larçay. En revanche, plusieurs gisements des communes avoisinantes ont révélé des tessons de céramiques décorés sans aucun doute attribuables à la fin de cette période.

 

 

Des Gaulois aux Gallo-romains

Le territoire de Larçay fut fortement occupé à partir de - 750 avant J.C. et en particulier par la tribu celte des Turons. Plusieurs éléments viennent étayer cette constatation. On peut citer notamment la ferme gauloise du bois de la Duporterie découverte en prospection aérienne, mais également les poteries au lieu-dit Bellevue, les neuf haches (sans doute issues d'une cachette) et les trois monnaies en bronze. Ces dernières attribuables aux Turons (Touraine), des Pictons (de la région de Poitiers) et des Celtes-Ibères (Espagne), attestent de relations commerciales entre ces différentes tribus.
A la suite de la conquête de la Gaule par les légions de Jules César, les différentes tribus gauloises adoptèrent la civilisation romaine et devinrent les Gallo-romains. Larçay n'échappa pas à cette acculturation et l'on vit fleurir les premières voies romaines (dont le tracé reste contesté dans les environs) et un important complexe situé sur le plateau et que l'on considère aujourd'hui comme étant une villa, à laquelle sont rattachées des dépendances agricoles.
A ce premier ensemble, il faut également signaler la présence de l'aqueduc de Fontenay, qui alimentait Tours en eau depuis Bléré ainsi qu'un mausolée, sans doute dédié à un personnage célèbre ou à un événement important.
Puis, à cette période de paix, succédèrent les premières invasions des barbares (Germains, francs,…) et par conséquent la nécessité de se protéger. C'est sans nul doute ce phénomène qui impliqua la construction d'un fortin pour accueillir les populations locales ou pour héberger une garnison militaire.
Ce Castellum ne fut malheureusement jamais terminé et l'on en ignore la cause exacte.

 

 

Du Moyen Âge à la Révolution

A la chute de l'Empire romain (vers 476 après J.C.), succèda la dynastie des Mérovingiens. Plusieurs éléments attestent d'une occupation de Larçay à cette période. Au XIXe siècle, on découvrit un collier en pâte de verre ainsi que plusieurs objets en bronze malheureusement sans localisation précise. En 1987, Jason Wood découvrit plusieurs sarcophages ainsi que des tessons de céramiques très érodés à l'intérieur même du Castellum.
Toujours dans le Castellum, les fouilles effectuées dans les années 80 ont livré de nombreux tessons de céramiques attribuables au XVe et XVIe siècles. Ces éléments se situaient dans des tranchées parallèles, dans des fosses entourées de palissades mais également dans une sépulture de chien (!).
Au XIIe siècle, Larçay devint la résidence des archevêques de Tours et leur propriété jusqu'à la Révolution. Parallèlement, Larçay fut mise sous l'autorité d'un prévôt qui portait le titre de comte et qui jurait allégeance à l'archevêque de Tours.
Dans un aveu de 1358, le prévôt indique qu'il possédait une réserve à grand gibier, une garenne à lapins et que l'archevêque avait des pêcheries sur le Cher.
La résidence de l'archevêque fut détruite pendant la Révolution ainsi qu'une partie du logis prévôtal (toujours visible dans la propriété de l'actuel château de Larçay) et qui appartenait à cette époque au duc d'Aiguillon.

 

De la Révolution à nos jours

La fin du XVIIIe siècle et le XIXe siècle virent s'élever plusieurs bâtiments sur la commune et qui nous sont devenus aujourd'hui très familiers : les châteaux de Larçay, de Bellevue, de la Quincardière et de Rochecave, la Mairie, l'école maternelle, etc.
Le XIXe siècle et le début du XXe siècle furent également des périodes de relatives prospérités dues notamment au développement du trafic commercial sur le Cher, canalisé depuis 1841 à Larçay. Le tuffeau extrait des nombreuses carrières du coteau et le vin trouvèrent de nouveaux débouchés. On vit alors fleurir d'innombrables commerces dans le centre-bourg : blanchisseurs, bouchers, bouilleurs de cru, boulangers, charcutiers, champignonnistes, charrons-forgerons, coiffeurs-perruquiers, couturières, épiciers, sabotiers, tonneliers, etc.
Puis en 1912, les Larcéens virent arriver le tramway qui leur permit de se rendre à Tours plus facilement mais qui fut supprimé en 1936.
La deuxième guerre mondiale vit Larçay occupé par l'armée allemande (pour la deuxième fois après la guerre de 1870-1871), et dut subir les réquisitions de maisons, de matériels et d'animaux mais heureusement, sans connaître de véritables exactions.
Depuis cette période, Larçay perdit peu à peu son caractère rural pour devenir une commune résolument tournée vers la modernisation, grâce à des structures liées à la vie sociale de plus en plus nombreuses et des lotissements en développement maîtrisé afin de respecter le cadre naturel.